Présentation de l’Agence Africaine de Coopération et d’Information  pour le Commerce International (AACICI)

L’Agence Africaine d’Information et de Coopération pour le Commerce International (AACICI) a son siège au Sénégal. Son objectif premier est de mettre le commerce international au service du développement économique et social de l’Afrique.  Dans le cadre de ses missions en Afrique, l’Agence collabore avec les structures nationales, avec les partenaires au développement.

Les principaux objectifs de l’Agence sont d’aider les pays en développement et les pays les moins avancés, en particulier les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, dont les économies sont très vulnérables aux changements issus de la mondialisation, à participer plus effectivement aux négociations au titre du système commercial multilatéral (SCM) tel qu’incarné par l’Organisation Mondiale du Commerce et à promouvoir les exportations et le développement durable.

Pour ce faire, l’AACICI entreprend des activités d’assistance technique liée au commerce et de renforcement des capacités afin de développer une vision stratégique de la politique commerciale qui supporte le développement et la lutte contre la pauvreté, notamment :

  1. En aidant les pays bénéficiaires à mieux comprendre les questions relatives à la formulation et la mise en œuvre de la politique commerciale dans ses rapports avec le développement;
  2. En diffusant des informations et des analyses sur les négociations commerciales multilatérales ;
  • En assistant les pays ACP dans la conduite des négociations au titre des Accords de Partenariat économique et dans la mise en œuvre des résultats issus de ces négociations ;
  1. En fournissant une assistance et des conseils sur la promotion des exportations et sur les moyens de mieux bénéficier des effets de la mondialisation.

Le Programme de travail de l’AACICI consiste à faire progresser les travaux de l’OMC par une participation plus active et un engagement renforcé des pays et autres acteurs de la politique commerciale qui en sont bénéficiaires dans le cadre du système commercial multilatéral, à travers la mise à disposition des informations, des analyses et en renforçant les capacités institutionnelles et techniques. Ainsi, l’Agence va promouvoir et favoriser une meilleure compréhension des règles du SCM et la réalisation des avantages potentiels que ces pays peuvent en tirer.

Le Plan de travail de l’AACICI est dicté par le souci de s’efforcer à éclairer les pays bénéficiaires sur les enjeux, évolutions et perspectives des négociations au titre du Programme de travail de Doha qui soient vastes et prennent en compte les politiques commerciales nationales. En outre, les bénéficiaires vont disposer d’analyses détaillées de diverses questions spécifiques afin :

  1. De mieux comprendre les subtilités du processus de négociation, notamment ses incidences sur les politiques commerciales des pays et ses aspects techniques ;
  2. De contribuer aux débats engagés dans les divers domaines de négociation sur une base plus solide et en étant mieux informés ;
  • De développer leurs positions en fonction de leurs intérêts économiques, commerciaux et liés au développement et de prendre des décisions en connaissance de cause dans les négociations commerciales multilatérales depuis les discussions informelles jusqu’aux Conférences ministérielles de l’OMC.

Les principales activités de l’Agence peuvent être répertoriées de la manière suivante :

  1. Analyser, synthétiser et diffuser des informations sur les questions de l’OMC et le Programme de travail de Doha du point de vue des PMF afin qu’ils puissent mieux identifier et défendre leurs intérêts tout en participant plus particulièrement au CGM ;
  2. Fournir une assistance et des conseils sur demande, adaptés et ad hoc, aux différents délégués, autrement dit fournir une assistance « personnalisée », en particulier sur les articulations systémiques entre négociations, politique commerciale et développement ;
  • Organiser des séminaires, ateliers et séances/réunions de réflexion, dans les capitales, à Bruxelles, à Genève et dans les sièges des organisations régionales d’intégration économique, pour :
  1. aider les Membres participants à saisir les aspects techniques des questions en cours de négociation et des négociations elles-mêmes ;
  2. proposer une analyse concernant l’incidence des questions commerciales en cours de négociation sur leurs politiques commerciales et de développement nationales ;
  3. leur fournir des forums leur permettant d’échanger des points de vue et d’identifier des intérêts communs ;
  4. faciliter le développement de leurs positions de négociation ;
  5. Mettre à la disposition des bénéficiaires un forum d’échanges et de débat, ainsi que des possibilités d’informations plurielles et constamment actualisées :
  6. L’élaboration, sur demande, de documents de référence et analytiques avec possibilité de rédiger des projets de propositions ;
  7. La diffusion d’informations, l’organisation de séminaires et d’ateliers pour la sensibilisation ainsi que le renforcement de capacités dans les pays concernés.

PROGRAMMES DE SUBSTANCE

 Cluster 1 : Préparatifs pour les Conférences ministérielles de l’OMC

Objectif général : aider les pays bénéficiaires à participer efficacement aux Conférences ministérielles de l’OMC et contribuer de manière positive à une conclusion fructueuse des négociations

Cluster 2 : Agriculture 

 Objectif général : fournir des informations et des analyses concernant les principales composantes des négociations sur l’agriculture et le coton afin de fournir tous les éléments nécessaires aux pays leur permettant de prendre des décisions avisées à chaque stade des négociations.

 Cluster 3 : Accès aux marchés pour les produits non agricoles (NAMA) :

Objectif général : analyser et fournir des informations sur les principales composantes des négociations sur le NAMA et leurs implications pour les pays pauvres afin qu’ils élaborent des positions qui soient cohérentes avec leurs politiques de développement.

Cluster 4 : Commerce des Services :

Objectif général : aider les pays africains à participer aux négociations sur le commerce des services, notamment à travers une assistance individuelle et personnalisée pour la préparation des requêtes et des offres ainsi que l’analyse de leur impact potentiel sur leurs politiques de développement économique et social.

Cluster 5 : Propriété Intellectuelle et Commerce

Objectif général : La Décision du Conseil des Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) du 30 août 2003 entend notamment aider les pays ayant des capacités de fabrication insuffisantes à importer les produits souhaités et, si possible, à renforcer la production de versions génériques de produits brevetés nécessaires au traitement de maladies répandues visées dans la Décision. La souplesse offerte par cette Décision n’est toutefois accordée qu’aux pays appartenant à des groupements économiques régionaux, dont au moins la moitié des membres actuels comptent parmi les Pays les Moins Avancés.

L’AACICI est en train d’initier, avec des partenaires sénégalais et étrangers, un Projet de renforcement des capacités concernant la mise en œuvre du Paragraphe 6 de la Déclaration de Doha sur l’Accord sur les ADPIC et la Santé publique pour un accès amélioré aux médicaments et un renforcement des capacités pharmaceutiques sur une base régionale en Afrique.

Cluster 6 : Négociations APE

 Objectif général : L’Accord de Cotonou sur les Accords de partenariat économique entre l’Union Européenne et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique signé le 23 juin 2000 entre 77[1] pays ACP et la Communauté européenne, constitue une étape historique du long processus de négociations commerciales entre ces pays du Nord et du Sud entamées depuis les années 70. L’Accord de Cotonou est déclaré incompatible avec les règles commerciales multilatérales de l’OMC, ce qui a contraint les parties à négocier des Accords, dénommés APE. L’AACICI aide les pays africains à tirer profit des APE, à mieux défendre leurs intérêts et à protéger leurs branches de production nationales ainsi que leurs entreprises.

Cluster 7 : Le Règlement des différends

Objectif général : Les pays africains ne participent pas de façon significative au mécanisme de règlement des différends au niveau de l’OMC, malgré les flexibilités juridiques qui leur sont accordées et la place de leurs intérêts commerciaux dans les litiges. A titre d’exemple, on peut noter le contentieux sur le coton, le contentieux sur la banane. L’AACICI aide les pays africains à mieux comprendre la procédure de règlement des différends dans le cadre de l’OMC et à agir devant l’Organe de Règlement des Différends lorsque leurs intérêts commerciaux sont portés atteinte par l’autre partie.

Cluster 8 : Autres activités d’assistance technique liée au commerce

 L’AACICI entreprend toutes activités d’assistance technique liée au commerce et de renforcement des capacités en faveur des pays en développement et des PMA en particulier, afin de développer une vision stratégique de la politique commerciale qui supporte le développement et la lutte contre la pauvreté. Ces activités ont pour objectif d’assister à la formulation, à la mise en œuvre et au suivi et à l’évaluation des politiques commerciales en relation avec les objectifs de développement.

Lieu

Lot N° 4 Cité Azur VDN Nord Foire Daker

Nos heures

08h00 – 17h00
Lundi Vendredi

Nous contacter

Site Web              www.aacici.sn Email:            aacici@aacici.org