LANCEMENT DU PROJET TALENT AFRICAINS A L’INTERNATIONAL (TAI)

DECLARATION DE DAKAR

« La promotion de l’emploi des jeunes par le secteur privé africain fer de lance du développement national et continental »

Au regard de l’importance du rôle important du secteur privé africain dans le développement national et du continent africain, une mission du Réseau des Organismes de Promotion des Exportations de l’UEMOA (ROPC-UEMOA) pour la sous-région de l’Afrique de l’Ouest s’est rendue à Dakar en vue de procéder au lancement du Projet Talents Africains à l’International (TAI) au Sénégal.

La cérémonie de lancement s’est tenue ce jour 07 juin 2021 dans les locaux de l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX) et a été relayée virtuellement par la Plateforme en ligne de l’Institut Africain des Politiques Commerciales (IAPC) afin de permettre aux étudiants, aux jeunes et à toutes les parties prenantes Ouest-Africaines de se connecter et de prendre part aux échanges.

Ce projet a reçu l’appui de la France, à travers son organisme Business France, ainsi que par le Centre du commerce international (ITC/CCI).

Les ministères en charge du commerce, des PME, de l’emploi des jeunes, de la formation professionnelle et du secteur privé ont également apporté leur appui institutionnel au bon déroulement de la mission Les représentants des Commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO, ainsi que le Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) ont également été associes à la préparation et au déroulement de la Mission.

Conscients de La place et du rôle du secteur privé africain

Le secteur privé africain a toujours été à l’avant-garde des efforts en vue d’améliorer sa compétitivité, d’accroître la gamme de produits et services offerts, de promouvoir la recherche et l’innovation, ainsi que de créer des emplois.

conscients du rôle prééminent de l’Etat dans la mise en œuvre des actions visées pour la promotion et la résilience du secteur privé et dans l’employabilité des jeunes, il est nécessaire d’instaurer une « nouvelle vision institutionnelle » destinée à rationaliser les actions de promotion de l’emploi des jeunes, sur les plans national et régional.

L’objectif étant de faire en sorte que tout ce qui favorise et renforce l’entreprise et l’emploi soit mis en œuvre en relation avec tous les partenaires sociaux et les forces vives de la sous-région de l’UEMOA et du continent de manière générale.

Reconnaissant la place, le rôle et les attentes des femmes et de la jeunesse

Le Projet TAI s’insère dans une politique globale et harmonieuse, déclinée à travers les projets de développements nationaux et régionaux l’Afrique. Il s’agira de leur reconnaitre cette place, de mieux les utiliser et de procéder aux arbitrages et allocations de ressources nécessaires à la promotion de l’emploi des Jeunes d’Afrique. Ce qui en ferait, grâce au commerce au sein du marché commun incarné par la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf), de puissants moyens de génération et de multiplication de valeur ajoutée, donc de richesse au profit de la Nation, donc  du secteur privé , des Femmes, des Jeunes !

REAFFIRMANT LA NECESSITE DE partenariats pour faciliter la mise en œuvre du Projet TAI


Outre les Organismes de Promotions des Exportations qui font un travail considérable pour concrétiser la mise en œuvre du Projet, plusieurs partenaires au développement joignent également leurs efforts à ceux du réseau pour appuyer le chantier de l’emploi des jeunes par le biais du commerce.

Le Projet TAI s’engage à entreprendre des actions destinées, notamment aux domaines suivants : (i) le programme d’autonomisation économique des jeunes, un appui aux organisations professionnelles travaillant à la promotion des jeunes ; (ii) un programme de formation à l’exportation pour les jeunes et le secteur privé africain en relation avec la ZLECAf.

Sous le bénéfice de ce contexte positif et prometteur, de ce « cercle vertueux » déjà en mouvement, la « Déclaration de Dakar » promeut les actions suivantes et invite à redoubler d’efforts et de réussir ce « pari audacieux » de la promotion de l’emploi et de l’employabilité des jeunes au Sénégal et dans l’espace UEMOA, voire au sein du marché commun africain.

Les Partenaires du Projet TAI, sont invités à la mobilisation accrue des efforts en ce sens, en particulier : (i) les gouvernements ; (ii) le secteur privé ; (iii) les partenaires techniques et financiers (PTF); (iv) les banques et établissements de crédit ; (v) les institutions d’appui au commerce et au secteur privé ; (vi) les structures de soutien et de promotion des Femmes et des Jeunes ; (vii) les institutions du monde académique et des organismes spécialisés dans la formation professionnelle et technique.

Les mesures suivantes ont été identifiées comme « étant au cœur » de l’action, de la promotion et de la résilience du secteur privé et de la promotion de l’emploi et des Jeunes, notamment :

  • Mettre en œuvre les mesures de soutien au secteur privé et visant à supprimer les obstacles au commerce, à l’investissement et à l’industrialisation ;
  • Elaborer un cadre stratégique et opérationnel spécifique aux Jeunes à travers une « Stratégie TAI-secteur privé avec comme axes : 
  • (i) a mise en place de mécanismes souples de promotion de l’emploi des jeunes, en particulier à travers la création d’un fonds d’appui et d’accompagnement pour l’emploi des Jeunes ;
    • (ii) la poursuite des efforts en vue de disposer d’un Cadre permanent de concertation autour des modalités de promotion et d’emploi des jeunes notamment en ce qui concerne la dimension genre ;
    • (iii) la promotion de la culture d’entreprise et de la créativité  des Jeunes, comme ils sont su le faire et l’amplifier lors de la pandémie du covid 19, qui a vu un essor quasi inédit du génie créatif et technologique des jeunes africains;
    • (iv) la création et l’accompagnement de « Champions » du secteur privé et qui vont procéder à la spécialisation des jeunes par produits, par services, par régions et par secteurs de l’économie nationale ;
    • (v) l’accompagnement du secteur privé dans la quête de nouveaux espaces et marchés, tout en également les inviter à sceller des partenariats, alliances et fusions idoines avec leurs partenaires africains, voire étrangers issus de pays tiers, afin de créer les bases d’un commerce sain, solidaire et promoteur d’emplois en faveur des jeunes ;
  • Elaborer un Programme d’information, d’éducation et de communication (IEC) en direction du secteur privé ouest africain concernant le contenu, les défis et les opportunités du Projet TAI, en particulier au niveau des PMEs pour sensibiliser, informer et engager le secteur privé africain dans l’élaboration et la mise en œuvre des actions de promotions de l’emploi des jeunes et à tous les niveaux (national, régional, continental et multilatéral) ;
  • Appuyer la mise en place d’un « Corps de Volontaires Africains à l’International (VAI-TAI) », avec pour objectif majeur de « booster » l’employabilité et la promotion des Jeunes ;
  • Développer des programmes d’assistance technique et financière destinés à fournir au secteur privé des moyens supplémentaires lui permettant d’accroitre ces efforts en vue de promouvoir l’emploi des jeunes, notamment dans le cadre de la promotion du commerce électronique et des techniques de l’information et de la communication (TIC) ;
  • Promouvoir la création d’emplois dédiés à l’accroissement des exportations par le secteur privé ouest africain, notamment vers le marché commun africain initié par la ZLECAf ;
  • Promouvoir la mobilité et l’employabilité des jeunes et leur permettre de se doter de capacités, de moyens techniques et financiers et les pousser à l’entreprenariat dans la conquête des opportunités du marché commun africain ;
  • Analyser, synthétiser et diffuser des informations sur les questions relatives à la mobilité et l’employabilité des jeunes en Afrique de l’ouest et dans la ZLECAf ;
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Procédures D’alerte Au Sein De La ZLECAF: Le Secteur Privé Sénégalais Préparé À Mieux Les Connaitre

Une session de formation pour favoriser l’appropriation par le secteur privé des instruments de mise en œuvre est ouverte, ce lundi 31 mai 2021, au Centre Internationale d’Echanges et de Commerce du Sénégal (CICES) de Dakar. (Avec Afrikbeakingnews)

Le ministre du Commerce et des PME, Aminata Assome Diatta, a incité les bénéficiaires à tirer profit des opportunités de la ZLECAF en se préparant à mieux connaitre les procédures d’alerte sur les obstacles et menaces qui peuvent entraver le bon fonctionnement de leurs secteurs dans le cadre leurs activités commerciales à travers ce grand marché continental.

Dans le cadre de la mise de l’Accord portant création de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF), les chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union Africaine avaient recommandé aux Etats d’élaborer des stratégies nationales ZLECAF.   Dr Fallou Samb a souligné qu’au Sénégal, avec l’appui de la Commission Economique de l’Afrique (CEA) représenté ici par Dr Souleymane Abdallah, a développé sa stratégie pour la mise en œuvre de la ZLECAF. Il a rappelé que la ZLECAF est lancée au sommet de l’Union Africaine de Niamey en 2019 avec l’ambition de stimuler, d’intensifier le commerce intra-africain et de promouvoir l’industrialisation.

La SN-ZLECAF, soutient le ministre du Commerce et des PME qui présidait l’ouverture officielle de ladite formation, a pour objectifs d’augmenter le volume des exportations sénégalaises vers l’Afrique et de consolider sa présence sur le marché africain estimé à 1,3 milliard de consommateurs.

Considéré comme fer de lance de la phase opérationnelle de la SN-ZLECAF, le secteur privé a bénéficié d’une formation sur les outils de mise en œuvre de la ZLECAF afin de lui faciliter l’appropriation de cet Accord. Au-delà de les imprégner à travers des actions de sensibilisation, indique le professeur Fallou Samb, il s’agit d’amener les acteurs dudit secteur à intégrer l’utilisation des instruments de mise en œuvre de la ZLECAF, essentiels pour leurs permettre non seulement de saisir les opportunités qu’offre ce vaste espace de libre échange. Egalement, il s’agit de leur fournir les moyens techniques afin d’alerter contre les menaces et obstacles qui peuvent subvenir au courant de cette phase opérationnelle.

Parmi les outils techniques de facilitation des échanges ou d’alerte contre des pratiques anticoncurrentielles figurent les règles d’origines qui sont un ensemble de critères permettant de définir la nationalité d’un produit et engendrer l’octroi des préférences tarifaires dans les pays cosignataires où se produit est importé. Il y a aussi le mécanisme d’alerte et d’élimination des obstacles (BNT) ; c’est un mécanisme qui permet aux opérateurs économiques de déposer une plainte concernant un obstacle rencontré au cours du processus de transport transfrontalier de biens et services.

Cette session de renforcement de capacités a permis de présenter le programme de mise à niveau destiné aux entreprises et acteurs impactés par l’ouverture après la transmission de la liste commune de concessions tarifaires de la CEDEAO dans le cadre des négociations ZLECAF. Ainsi énumérés, les différents aspects ont fait l’objet de formations spécifiques à l’endroit du secteur privé sur une période de trois jours, du 31 mai au 02 juin 2021, afin de mieux les préparer aux échanges commerciaux dans le cadre de la ZLECAF.

Par Cheikh Seck NDONG

Images et vidéos: Mohamed FICOU

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